Points clés
Prévisions de recrutements de cadres 2026
Cette étude repose sur une enquête annuelle, menée auprès d’un échantillon permanent de 8100 entreprises représentatif de la répartition par région, par taille et secteur d’activités des salarié.es du secteur privé en France métropolitaine et représentant 1,4 million de salarié.es dont 345 500 cadres.
Les déclinaisons régionales de cette étude sont disponibles en bas de cette page ainsi que dans les pages régionales du site corporate.
POINTS-CLES
- Des recrutements en baisse en 2025 pour la 2e année consécutive, mais avec une intensité moindre
- Les entreprises françaises ont recruté 294500 cadres en 2025, soit une baisse de 3% sur un an. Si cette contraction est moins brutale que celle observée en 2024 (-8%), le recul atteint 11% par rapport au niveau de recrutements record de 2023 (330 400).
- Les services à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie-R&D, conseil, etc.), traditionnels moteurs de l’emploi cadre, accusent un nouveau recul (-5%) pénalisés par l’atonie de l’investissement. L’industrie ne constitue pas non plus un relais de croissance de l’emploi cadre (-5%). Certains services, en revanche, sont mieux orientés (immobilier, formation initiale et continue ou encore hôtellerie-restauration-loisirs) et progressent.
- Le secteur de la construction a connu, quant à lui, une légère embellie qui s’est traduite par une hausse des recrutements de cadres (+3 %).
- La baisse s’est également poursuivie pour les jeunes cadres de 5 ans d’expérience ou moins (-5%). Le volume de recrutements de ces jeunes cadres demeure très nettement en dessous de son niveau de 2023 (-13%).
- En 2026, les recrutements pourraient repartir à la hausse, mais l’inflexion reste à confirmer
- En 2026, le marché de l’emploi cadre repartirait à la hausse (305800 recrutements, +4%) et dépasserait de nouveau le seuil des 300000 embauches.
- Cette embellie concernerait, en premier lieu, les services à forte valeur ajoutée (+6%) en lien avec la progression attendue de l’investissement des entreprises. Cette hausse irriguerait la quasi-totalité des territoires mais serait prégnante en Occitanie (+6%), en Île-de-France (+5%) ou encore dans les Pays de la Loire (+5%).
- Cette prévision pour les recrutements de cadres en 2026 reste soumise à d’importants aléas. Le conflit armé au Moyen-Orient pourrait déboucher sur une crise énergétique d’ampleur avec des réactions en chaîne à prévoir en Europe sur l’inflation et les taux d’intérêt notamment.
- Si le conflit venait à durer, les trois moteurs de la croissance française (consommation, investissement et commerce extérieur) pourraient se gripper et mettre à mal l’embellie qui se dessinait.
