Les cadres et l'IA - 2026
Les usages professionnels de l’IA progressent chez les cadres
En 2026, les outils d’intelligence artificielle s’imposent de plus en plus dans les pratiques professionnelles des cadres : la moitié d’entre eux l’utilisent désormais au moins une fois par semaine, soit une hausse de 15 points par rapport à 2025. Cette adoption croissante touche tous les profils, mais elle reste plus marquée chez les jeunes (62 %) et les managers (55 %). Si les utilisateurs réguliers exploitent l’IA pour des tâches variées, ils y recourent avant tout pour stimuler leur créativité, rédiger des documents ou éclairer leurs décisions. Les cadres managers, quant à eux, l’intègrent aussi pour des missions spécifiques à leur fonction, comme la préparation des entretiens annuels ou la recherche de conseils en gestion d’équipe.
Du côté des entreprises, le recours à l’IA est de plus en plus encouragé et soutenu
Pour les entreprises, l’IA s’impose progressivement comme une opportunité, malgré des effets encore discutés. À ce titre, une part grandissante d’entreprises acceptent, voire encouragent, l’usage d’outils d’IA par leurs collaborateurs et leurs collaboratrices, notamment dans les grandes entreprises (70 %, +17 pts), mais aussi parmi les PME (53 %, +7 pts) et TPE (45 %, +4 pts). Cette ouverture se traduit par une diffusion plus large des outils d’IA au sein des entreprises, notamment dans les grandes entreprises (45 %, +24 pts).
Parallèlement, les entreprises renforcent l’encadrement des usages. De plus en plus nombreuses à adopter des chartes ou à diffuser de bonnes pratiques, elles proposent aussi davantage de formations à leurs équipes. Les grandes entreprises sont particulièrement actives : 27 % ont mis en place des chartes (contre 17 % en 2025) et 37 % ont déployé des formations (contre 20 % en 2025).
Une conviction renforcée : l’IA transformera profondément les métiers cadres
50 % des cadres estiment que l’IA aura un impact fort sur les métiers cadres (+8 pts en un an) et 39 % sur leur propre métier (+ 4 pts). Bien qu’ils soient plus nombreux à y voir une opportunité (38 %) qu’une menace (23 %) pour leur métier, 39% la perçoivent comme les deux à la fois. Aussi, s’ils reconnaissent l’utilité de l’IA (67 %) pour exercer leur métier aujourd’hui, les deux tiers estiment que la maîtrise des outils d’IA sera une compétence importante à l’avenir. Pour l’heure, 29 % des cadres déclarent avoir été formés à l’IA (contre 24 % en 2025), mais davantage pour des formations généralistes que pour des formations métier.
L’IA pourrait aussi faire évoluer le recrutement
Seule une minorité d’entreprises projette une diminution des effectifs en raison de l’IA. En revanche, plus d’un quart des TPE, un tiers des PME et 38 % des grandes entreprises envisagent une évolution des compétences des profils recherchés. De fait, 2 entreprises sur 10 attachent déjà de l’importance à la maitrise de l’IA lors de la sélection de candidats et des candidates. Une tendance appelée à s’amplifier : plus de la moitié (53 %) des grandes entreprises prévoient d’accorder plus d’importance aux compétences en IA pour leurs futurs recrutements de cadres.
L’IA imprègne également les processus de recrutement. En 2025, 13 % des ETI et grandes entreprises l’ont utilisée pour recruter des cadres (contre 6 % en 2024), notamment pour rédiger des offres d’emploi. En parallèle, 31 % des cadres ayant réalisé des démarches de recherche d’emploi récemment ont utilisé des outils d’IA, contre 15 % fin 2024. Les usages sont multiples : rédiger sa lettre de motivation, améliorer son CV, anticiper les questions en entretien, etc. Cette pratique devrait s’intensifier. En effet, les deux tiers des cadres prévoient de s’appuyer sur l’IA lors de leurs prochaines recherches. Pour autant, une large majorité de cadres (71 %) estiment que ces outils ne pourront pas se substituer entièrement aux conseils de professionnels en recherche d’emploi pour améliorer CV et lettres de motivation.
