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Communiqué de presse

Baromètre Apec-ANDRH 2026 : la fonction RH gagne en légitimité, mais peine encore à s’imposer comme partenaire de carrière

Publié le

02

juin 2026

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La satisfaction des cadres envers leur fonction RH n’a jamais été aussi haute : 64 %, soit 6 points de plus en quatre ans. Pourtant, un cadre sur deux seulement se tournerait vers les RH pour réfléchir à son évolution professionnelle. Perçues avant tout comme un service administratif, les RH peinent encore à s’imposer comme un véritable partenaire de carrière. C’est le paradoxe que révèle le troisième baromètre commun Apec-ANDRH.

« Ce baromètre met en évidence un paradoxe intéressant : les cadres, notamment les managers, sont de plus en plus satisfaits de leurs RH, mais cette satisfaction porte essentiellement sur la dimension administrative de leur activité. Seulement la moitié d'entre eux se tourneraient vers leur service RH pour parler de leur propre évolution professionnelle. Dans un contexte de transformations rapides des métiers et des compétences, les entreprises ont un rôle clé à jouer pour accompagner les parcours professionnels, favoriser le développement des compétences et soutenir les mobilités internes, au bénéfice à la fois des cadres mais aussi de la performance des organisations. »

Annelore Coury, directrice générale de l’Apec.

« Ces résultats sont encourageants et témoignent des efforts engagés par les professionnels RH ces dernières années. Mais ils nous invitent aussi à aller plus loin. Les cadres reconnaissent la qualité de nos pratiques administratives, ce qui est une base solide. Ce que nous devons désormais construire, c'est une relation de confiance autour de la carrière, du développement des compétences, du projet professionnel. Les RH ont toutes les cartes en main pour jouer ce rôle. Ce baromètre doit nous servir d'aiguillon. »

Audrey Richard, présidente de l’ANDRH.

Une satisfaction en hausse continue

La satisfaction globale des cadres à l'égard de leur fonction RH poursuit sa consolidation : 64 % des cadres se déclarent satisfaits en 2026, soit une progression de 6 points en quatre ans. Ce mouvement est encore plus marqué chez les cadres managers, qui sont 70 % à exprimer leur satisfaction, en hausse de 9 points sur la même période.
Cette amélioration est notamment tirée par une meilleure appréciation des outils RH disponibles. 72 % des cadres jugent positivement les ressources RH auxquelles ils ont accès (demandes de congés, entretiens d'évaluation, formations), soit une forte progression de 13 points en quatre ans. Cette tendance traduit les efforts engagés par les entreprises en matière de digitalisation RH et de prise en compte des besoins des collaborateurs.

 

L’administratif, force et limite de la fonction RH

Si la progression est réelle, elle repose encore largement sur la dimension gestionnaire des ressources humaines. 82 % des cadres continuent de percevoir leur service RH avant tout comme un service administratif. Ce tropisme se confirme lorsqu'il s'agit d'évaluer l'efficacité de la fonction : les RH sont jugées très efficaces dans la conduite des tâches administratives par 86 % des répondants, mais ce score tombe à 54 % pour la gestion des carrières internes, soit un écart de 32 points.
Conséquence directe : seul un cadre sur deux se tournerait vers son service RH pour réfléchir à son évolution professionnelle (54 %), envisager l'acquisition de nouvelles compétences (54 %) ou une reconversion en interne (52 %). Les RH sont bien identifiées comme un interlocuteur de proximité pour des besoins immédiats, comme s'inscrire à une formation ou signaler une situation problématique, mais beaucoup moins comme un partenaire stratégique dans les projets professionnels à plus long terme. Les grandes entreprises renforcent également l’encadrement de ces pratiques : plus d’un quart ont mis en place des chartes d’usage de l’IA et plus d’un tiers proposent désormais des formations dédiées. 
 

Les managers, moteurs d’une vision renouvelée des RH

Les cadres exerçant des fonctions managériales se distinguent par une perception sensiblement plus positive du rôle des RH. 59 % d'entre eux estiment leur service RH utile à leur propre évolution professionnelle (contre 53 % pour l'ensemble des cadres en 2024), et 60 % le considèrent comme un appui au développement de leurs compétences (contre 52 %).
Les managers soulignent également la qualité de leurs échanges avec les équipes RH sur des sujets variés : organisation pratique du travail, qualité de vie et conditions de travail, risques juridiques. Ils restent cependant plus réservés sur l'accompagnement RH concernant l'évolution professionnelle des membres de leur équipe.

 

Un rôle reconnu dans le recrutement, notamment sur les étapes clés

En matière de recrutement, la fonction RH bénéficie d'une reconnaissance croissante : deux tiers des cadres jugent efficace la politique RH de leur entreprise sur ce volet, en progression de 4 points depuis 2024. Les managers sont encore plus positifs : 71 % d'entre eux apprécient leurs interactions avec les RH dans le cadre du recrutement de nouveaux collaborateurs.
Dans le détail, c'est sur les étapes les plus concrètes que les managers reconnaissent le plus l'apport des RH : tri des candidatures (60 %), conduite des entretiens (61 %), signature du contrat (73 %) et intégration du candidat (61 %).Pour autant, les cadres restent attachés à l’accompagnement humain : 71 % considèrent que les outils d’IA ne pourront pas remplacer entièrement les conseils de professionnels pour améliorer leurs candidatures.


 

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