Communiqué de presse
Baromètre 2026 de la rémunération des cadres : moins d'augmentation et un pouvoir d'achat qui recule
L’Apec publie aujourd’hui son baromètre 2026 de la rémunération des cadres. Cette édition met en évidence une perte de pouvoir d’achat, moins d’augmentations pour les cadres et une rémunération médiane qui, au global, recule légèrement. Cette édition s’intéresse également aux écarts de rémunération entre femmes et hommes cadres.
« En juin 2026, moins d’un cadre sur deux a été augmenté. Au global, la rémunération médiane recule légèrement à 54k€. Alors que l’inflation repart à la hausse, les cadres perdent du pouvoir d’achat cette année (3,6%). Ces résultats soulignent l’importance de la question salariale pour les cadres qui reste un enjeu de fidélisation pour les entreprises. »Annelore Coury, directrice générale de l’Apec.
Depuis 2007, les cadres perdent du pouvoir d’achat, en particulier depuis 2022
Entre 2025 et 2026, la perte de pouvoir d’achat des cadres s'élève à 3,6%. Cette perte est continue depuis 20 ans et particulièrement marquée depuis 2022 (près de 11,6% de perte de pouvoir d’achat entre 2007 et 2026). Tous les cadres sont concernés, mais ceux en milieu de carrière, ainsi que ceux travaillant dans les petites et moyennes entreprises sont particulièrement touchés.
Cette perte de pouvoir d’achat se ressent au quotidien. Six cadres sur dix déclarent avoir ressenti une baisse de leur pouvoir d’achat depuis un an. Pour ceux qui ressentent une perte de pouvoir d’achat, leur insatisfaction gagne tous les autres aspects du poste.
Moins d’augmentations et une rémunération médiane qui, au global, recule légèrement
Au global, en considérant l’ensemble de la population des cadres du privé, leur rémunération médiane annuelle brute, fixe et variable, recule de 1,8% en un an, passant de 55k€ en 2025 à 54k€ en 2026. La rémunération fixe médiane reste, elle, stable à 52k€.
Le recul constaté s’explique par le fait que moins d’un cadre sur deux a été augmenté en 2026 (46% des cadres ont été augmentés, contre 53% un an plus tôt). Les cadres sont aussi moins nombreux à percevoir une rémunération variable (48% contre 50% en 2025). Dernier élément d’explication : la mobilité interne ou externe reste un levier d’évolution salariale, mais dans une moindre proportion cette année. 54% des cadres ayant changé d’entreprise ont eu une augmentation, ils étaient 59% l’an dernier.
Changer de poste reste le meilleur moyen d’être augmenté et, si parmi les cadres ayant changé de poste dans leur entreprise, 68% ont bénéficié d’une augmentation, ils étaient 70% en 2025.
Femmes et hommes cadres : des écarts de salaire qui résistent
Pour la première fois depuis 2011, femmes et hommes cadres ont été augmentés dans la même proportion, sous l’effet d’un recul plus marqué chez les hommes.
Tous profils confondus, les hommes cadres gagnent 15% de plus que les femmes. Et à profil et poste comparables (en termes de fonction, âge, ancienneté et diplôme), l’écart de rémunération fixe ne recule que très lentement pour atteindre 6,8% (contre 7,7% en 2020). Cet écart se creuse avec l’âge, atteignant 9,5% pour les cadres de 50 ans et plus.
Transparence des salaires : les entreprises jouent le jeu dans les offres, mais près d’un cadre sur deux reste dans le flou
La transparence des rémunérations progresse dans les offres d’emploi cadre. Au premier semestre 2026, 68% des offres publiées sur apec.fr affichent un salaire ou une fourchette de rémunération, contre 47% en 2019.
Pour autant, près d’un cadre sur deux ne sait pas situer sa rémunération par rapport à celle de ses collègues occupant un poste équivalent.
Pour aider les cadres et les entreprises à se situer et à négocier, l’Apec met par exemple à leur disposition un simulateur de salaire gratuit en ligne.
