2035. Lena, 22 ans, arrive à son premier jour dans une entreprise. Elle a déjà regardé toutes les vidéos présentant l’entreprise, écouté les interviews du PDG postées sur la dernière plateforme à la mode et posé ses premières questions via une messagerie instantanée – avant même de serrer la main de quiconque. Son manager réalise qu'il va devoir revoir sa façon d'accueillir quelqu'un, d’autant qu’il doit accueillir dans 3 mois Paulo, recruté dès la fac et féru d’algorithmes.
Génération covid et post-covid, digital natives, héritiers d'un climat économique et géopolitique instable, les enfants alpha arriveront sur le marché du travail avec un bagage inédit.
Après la Gen Z, la prochaine génération qui entrera sur le marché du travail dans la décennie 2030-2040 sera la « génération alpha [1] ». Elle désigne la cohorte des enfants nés entre 2010 et 2024 [2]. Comment cette génération appréhendera-t-elle le monde de l’entreprise, dans toutes ses dimensions, en 2030 et au-delà ? Comment les entreprises à leur tour, s’adapteront à ces néophytes et leur lot de surprises ? Comment ces enfants et adolescents d’aujourd’hui, appelés à devenir adultes d’ici 2040, se comporteront-ils dans les organisations ? Comment appréhender cette génération biberonnée aux algorithmes, aux systèmes de récompense, avec une capacité d’attention faible ? Quels atouts pourraient-ils apporter aux entreprises ? Leur rareté en nombre renforcera-t-elle leur pouvoir de négociation ou accélèrera-t-elle l'automatisation des postes ?
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Une génération réduite en nombre : la plus petite cohorte depuis 1845
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Une génération diplômée mais moins nombreuse
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Une génération avec un socle académique potentiellement plus fragile
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Une génération soumise au numérique pour le meilleur et pour le pire
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Et demain, quel impact pour les organisations ?
En 2025, la France a enregistré un solde naturel de - 6 000 personnes plus de décès que de naissances [3]. Ce chiffre témoigne d’un basculement qui s’inscrit dans une crise démographique débutée en 2010 (cf. figure 1) : celle de la baisse constante des naissances. Le pays est ainsi au centre d’un paradoxe éloquent : pendant que la cohorte des alphas est estimée à plus de 2 milliards d’individus, soit la plus nombreuse de l’histoire à l’échelle mondiale selon Mark McCrindel, démographe australien, l’Hexagone, quant à lui, tient sa génération la moins nombreuse depuis presque un siècle. Pour prolonger la comparaison, les données de l’Insee démontrent une inversion démographique très nette : avec 11 450 738 naissances pour la génération Y (1980 1994), 11 456 923 pour la génération Z (1995 2009) et seulement 10 968 780 pour la génération alpha (2010 2024) [4] (cf. figure 2).
Ces chiffres présagent une baisse graduelle des effectifs universitaires, une population active moins fournie à l’horizon 2035 2050 et des répercussions sur l’économie de la France. Dès lors, la contraction du vivier de jeunes actifs placera-t-elle les alphas en position de force sur un marché du travail structurellement demandeur, ou incitera-t-elle les entreprises à substituer massivement le travail humain par des solutions technologiques ? Cependant, cette baisse des naissances, couplée à une génération « no kids », va inéluctablement poser des questions économiques au milieu de la prochaine décennie.
Les cohortes de naissances, en déclin continu depuis 2010, produiront mécaniquement moins de bacheliers dans les années à venir (cf. figure 3). En effet, les tendances de l’Insee et du ministère de l’Enseignement supérieur dessinent une trajectoire claire : après un pic attendu autour de 2028, les effectifs d’étudiants et d’étudiantes entameront une phase de stagnation, voire de légère baisse, du fait de la crise démographique évoquée ci-dessus. Ce sont près de 66 500 bacheliers de moins qui seraient diplômés en 2033 par rapport à 2020, d’après les projections de la sous-direction des systèmes d’information et des études statistique (SIES) du ministère de l’Enseignement supérieur et de l’Insee (d’après l’Insee, on observe une baisse globale de - 9,2 %, de 722 971 à 656 480 bacheliers) [5].
La première proportion des alphas (2010-2015) est directement ciblée, puisque c’est la période durant laquelle elle accèdera aux études supérieures [6]. Les mêmes projections prétendent que cette situation pourrait impacter les générations suivantes, notamment les Beta (nés à partir de 2025).
La conséquence directe de cette baisse de des effectifs dans l’enseignement supérieur (cf. figure 4) sera donc l’entrée sur le marché du travail d’un volume de jeunes diplômés en diminution constante. Mais les créations d'emplois continueront d'être globalement favorables aux diplômés de l'enseignement supérieur, qui devraient occuper près d'un emploi sur deux à l’aune de 2030, 47 % contre 43 % aujourd'hui [7].
Les données issues des enquêtes standardisées révèlent, pour la grande majorité, une chute alarmante du niveau des élèves français dans les disciplines comme les mathématiques ou les sciences. Cette crise frappe surtout les cohortes les plus jeunes. En guise d’illustration, l’enquête LEC, “Lire, écrire, compter” » indique qu’à la fin du CM2, entre les élèves nés au milieu des années 1970 et ceux nés à partir de 2000, jusqu’en 2010 et 2015 soit la première moitié des alphas , le niveau moyen en calcul a chuté de 1,2 écart-type (cf. figure 5).
Ce qui constitue une baisse extrêmement importante [8]. Ce déclin ne se limite pas aux publics fragiles, mais constitue une réalité systémique touchant tous les profils d'élèves, au point qu’un enfant de cadre en 2017 obtient désormais des résultats en calcul inférieurs à ceux d'un enfant d'ouvrier en 1987 [9]. Sur le plan international, en 2023, les enquêtes TIMSS et PIRLS [10] démontrent que les élèves français affichent des performances particulièrement faibles en mathématiques en classe de CM1 (cf. figure 6) : leur score moyen se situe 41 points en dessous de la moyenne des pays participants [11], les plaçant en queue du peloton (cf. figure 7). En 4e également, l’écart se réduit sans disparaître : ils restent 28 points sous la moyenne internationale [12]. Une partie du retard est donc rattrapée au collège, mais la situation demeure préoccupante.
En sciences, le constat est similaire ; encore une amélioration partielle apparaît au collège, sans pour autant combler le retard : les collégiennes et les collégiens français figurent toujours parmi les plus faibles de l’OCDE en sciences [13].
Si les trajectoires actuelles se prolongent, la génération de verre, en référence aux écrans, à la transparence et à la fragilité du verre, concept développé par Bruno Humbeek, grandira avec un socle académique mesuré plus faible factuellement. Mais cette base sera-t-elle encore pertinente dans un monde où des Large Language Models (LLM) peuvent rédiger, calculer et synthétiser à leur place ? Les entreprises pourraient se trouver face à une génération capable d'utiliser des outils mais incapable de vérifier leurs résultats ou, inversement, dotée de métacompétences dont nous ne mesurons pas encore avec les canons actuels et qui pourraient s’avérer bien plus efficaces.
En l’espace d’une génération, les smartphones sont devenus la principale fenêtre sur le monde d’une jeunesse hyperconnectée. L’environnement numérique n'est pas pour eux une technologie adoptée, mais un milieu naturel [14]. Selon l’enquête Enabee,Etude nationale sur le bien-être des enfants de Santé publique France, réalisée en 2022 : le temps d'écran moyen est estimé à environ 2 heures 33 chez les 9-11 ans et « ce temps était deux fois plus important les jours sans école en comparaison des jours d’école » ; 25 % des 9-11 ans (30 % chez les filles) ont un compte sur un réseau social. Cette exposition aux écrans est majorée dans un milieu social moins favorisé [15]. Morning Consult complète cette estimation : 65 % des 8-10 ans passent jusqu'à 4 heures quotidiennes sur les médias sociaux [16].
Or, ce temps important d’écrans engendre des effets délétères. Il se dégage un consensus très net sur les effets négatifs, directs et indirects, des écrans sur le sommeil, sur la sédentarité, le manque d'activité physique et les risques de surpoids voire d'obésité (avec en cascade les pathologies qui en découlent) ainsi que sur la vue. Ce n’est pas un hasard si la Suède dès 2024 a retiré les outils numériques dans ses écoles et si l’Australie et la France ont légiféré sur l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux en 2025.
Outre le temps d’écran, un autre phénomène vient compléter le portrait de ces futurs entrants sur le marché du travail. Il s’agit de leur exposition aux algorithmes et leurs stratégies de captation et d’addiction, de monétisation voire de manipulation et les conséquences sur la santé mentale de cette génération.
On citera pour exemple le rapport d'Amnesty International qui a démontré comment le fil « Pour toi » de TikTok, pouvait enfermer les adolescents et les adolescentes dans une spirale de contenus non sollicités et poussés par l’algorithme [17].
Autre impact de l’économie numérique, celle de l’économie de l’attention : « De nombreuses études mettent en évidence que la forte exposition aux écrans dès le plus jeune âge, et en particulier l'utilisation des réseaux sociaux et du smartphone, a un impact particulièrement fort sur les capacités d'attention, de mémorisation et les compétences langagières des enfants (McArthur et al., 2022). Certaines fonctionnalités liées à l'économie de l'attention comme l'autocomplétion ou les recommandations automatiques de contenus, qui empêchent d'effectuer ses propres recherches et réduisent les capacités à “apprendre en essayant”, pourraient aussi être particulièrement dommageables pour les plus jeunes (Stiegler, 2015). Au plan économique, l'impact sur les performances scolaires (Desmurget, 2019 ; Bahroumi, 2025) est le plus dommageable à long terme [18]. » Cette détérioration des capacités d’attention amènerait à une perte de PIB à l’horizon 2060 (cf. figure 8).
Autre phénomène numérique non neutre sur ces alphas : le conditionnement par les systèmes de récompense des jeux vidéo, conçus pour maximiser l'engagement via des récompenses aléatoires qui déclenchent une libération de dopamine dans le striatum, comparable à celle observée avec certaines substances addictives [19]. Les « loot boxes », les bonus de connexion quotidienne, les systèmes de progression par paliers exploitent cette mécanique : l'incertitude de la récompense maintient l'activation dopaminergique bien plus efficacement qu'une gratification prévisible.
Enfin, la montée en puissance des IA génératives ajoute encore un élément qui façonne cette génération. Les IA sont devenues des compagnons de vie disponibles 24h/24 et des conseillers sur n’importe quel sujet à mi-chemin entre un journal intime interactif, un psychologue et un ami proche, d’après une étude de Common Sense Media du Brainstorm Lab de Stanford [20]. Une étude du MIT Media Lab sur les personnes de 18 à 39 ans, a mesuré une réduction de 55 % de la connectivité cérébrale chez les utilisateurs réguliers de LLM [21]. Si ces résultats ne portent pas sur les alphas, ils suggèrent que l'usage précoce et intensif de ces outils pourrait amplifier une dette cognitive dont les effets à long terme restent à mesurer. Leur socialisation est également tout à fait originale comparée aux générations Z et Y. Elle est hybride avec des amitiés virtuelles, des communautés numériques comme lieux d’appartenance réelle et une forte influence des créateurs de contenus de communément appelés influenceurs.
Enfin, on pourrait aussi parler de la santé mentale de cette génération qui voit les taux de suicide chez les 10-14 ans augmenter significativement. « Cette augmentation est particulièrement marquée chez les très jeunes filles âgées de 10 à 14 ans avec une progression de 22 % entre 2023 et 2024 tandis qu’elle atteint + 14 % chez les 15-19 ans [22] ».
Mais pour contrebalancer ce portrait, on peut souligner que cette génération de verre sera dotée d’une capacité de formation différente des générations passées. Youtube, TikTok et tutoriels font partie de leur arsenal d’apprentissage autonome, utilitaire et opportuniste. Ils apprennent par microlearning en relation avec leur capacité d’attention et la gamification.
Très tôt confrontés aux défis globaux : covid, guerre en Europe, changement climatique, on peut supposer que les alphas seront plus à même de naviguer dans l’incertitude.
À l'horizon 2040, la génération alpha va entrer dans le monde du travail avec un background qui pourrait produire une situation inédite dans l'histoire récente des organisations. Une génération numériquement rare – les projections démographiques françaises le confirment –, sur-sollicitée cognitivement, sous-formée académiquement au sens traditionnel du terme, dans un monde qui aura plus que jamais besoin d'elle. C'est ce paradoxe fondamental qui devrait structurer les prochaines années.
Et si demain, les organisations françaises intégraient cette réalité devenue incontestable : la génération alpha est numériquement insuffisante pour répondre aux besoins du marché du travail. Une pénurie qui ne sera pas propre à la France et qui posera dès lors une question de compétitivité : quelles entreprises, quels pays, auront su anticiper cette transformation pour attirer une génération que tout le monde se disputera ?
Et si demain, les caractéristiques cognitives et sociales de la génération alpha, et leur moindre maîtrise des savoirs académiques traditionnels, s'avéraient paradoxalement adaptées à un monde du travail profondément numérisé. Les entreprises auront peut-être intégré les intelligences artificielles, les systèmes d'automatisation et les plateformes collaboratives comme des composantes ordinaires de l'activité productive, faisant des alphas non plus des producteurs mais des pilotes, avec un background d'algorithmes, de plateformes et d'interfaces numériques que nulle autre génération n'aura eu à ce degré. Mais attention à ne pas traiter la génération alpha comme un bloc homogène : derrière ce portrait se cachent des trajectoires très inégales, selon les milieux sociaux, les parcours scolaires, les types d'exposition numérique. Tous les alphas n'arriveront pas avec les mêmes ressources.
Et si demain, l'exposition précoce et massive aux écrans, aux réseaux sociaux et aux architectures de récompense instantanée avait modelé des esprits peu familiers des rythmes lents qui ont longtemps structuré le travail : l'effort prolongé, la concentration silencieuse, l'apprentissage patient et la progression différée. Là où les générations précédentes apprenaient à attendre le fruit d'un travail soutenu, les alphas ont grandi dans des environnements où chaque geste numérique peut déclencher une réponse immédiate : une notification, un « like », un score, une validation. Derrière l'image d'une génération parfaitement adaptée à l'univers numérique pourrait alors apparaître une autre réalité : celle d'esprits rapides, mobiles, mais parfois éprouvés par l'intensité des environnements dans lesquels ils ont grandi. C'est ici que le paradoxe se révèle dans toute sa complexité et que les organisations devront choisir leur posture : subir la friction ou la concevoir autrement.
Et si demain, nous allions vers un nouveau modèle où la formation continue deviendrait la véritable colonne vertébrale des organisations – contextuelle, permanente, souvent assistée par des outils numériques capables de proposer des corrections ou des compléments en temps réel – plutôt que de s'appuyer sur des diplômes initiaux déjà obsolètes à l'embauche ?
Trois scénarios pourraient se dessiner. Dans le premier, les organisations s'adaptent : elles inventent d'autres formes d'encadrement, d'autres rythmes, d'autres architectures de travail – des environnements repensés pour réduire les frictions cognitives, des outils plus intégrés, des interfaces conçues pour guider l'action plutôt que la complexifier. Dans une seconde hypothèse, la friction s'installe durablement : le choc entre les attentes des alphas et les cultures managériales héritées produit une crise que ni les DRH, ni les managers milléniaux, premiers digital natives devenus encadrants, n'auront su anticiper à temps. Enfin dans une troisième idée, l'intelligence artificielle compense si massivement les fragilités cognitives que la question se déplace : ce n'est plus ce que les alphas savent faire, mais ce qu'il reste pertinent de leur confier.
Finalement, la transformation ne sera peut-être ni technologique, ni uniquement démographique, mais plus fondamentale encore. Ce ne serait plus l'individu qui s'adapterait au travail mais le travail qui s'adapterait à l'individu. La vraie question n'est alors pas de savoir si la génération alpha sera prête pour le monde du travail. Mais si le monde du travail aura été assez lucide pour se préparer à elle.
Et si le travail s'adaptait aux séniors ? (choc démographique)
Et si l'intelligence artificielle devenait votre prochain collègue ? (choc numérique)
Sources et références
[1] McCrindle, About McCrindle, s.d. Mark McCrindle est reconnu internationalement pour suivre les problèmes émergents, la recherche sur les tendances sociales et l'analyse des segments de clientèle.
[2] McCrindle, The ABC of XYZ: Understanding the Global Generations, 2014, 3e éd, p.1-2.
[3] Insee, Démographie. Nombre de naissances vivantes, de décès et solde naturel, janvier 2026. Au 31 décembre 2025, l’Insee décompte 645 000 naissances vivantes et 651 000 décès, une première depuis la fin des guerres mondiales.
[4] Insee, Démographie – Nombre de naissances vivantes par mois, 2026.
[5] SIES du ministère de l’Enseignement supérieur, Projections des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2024 à 2033, n° 2025-07, mai 2025.
[6] Ibid. : Si la proportion d’une classe d’âge obtenant le baccalauréat et poursuivant ses études dans le supérieur reste identique, les effectifs de néobacheliers inscrits en première année dans l’enseignement supérieur devraient baisser de 8 % à horizon 2035 par rapport à aujourd’hui et, de 20 % d’ici 2042.
[7] Dares et France Stratégie, Les Métiers en 2030, rapport du groupe Prospective des métiers et qualifications, mars 2022.
[8] Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, Pierre-Yves Cusset, Niveau scolaire : faut-il s’inquiéter ?, La Note d’analyse, n° 155, juin 2025.
[9] Ibid., p. 3-4.
[10] TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) évalue les performances des élèves en mathématiques et en sciences et PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study) mesure les compétences en compréhension de l’écrit des élèves (réputées tester des compétences davantage centrées sur les contenus disciplinaires de l’enquête PISA).
[11] Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, Pierre-Yves Cusset, Niveau scolaire : faut-il s’inquiéter ?, La Note d’analyse, n° 155, juin 2025 : Soit 0,4 écart-type avec le reste des participants.
[12] Ibid. : Soit 0,3 écart-type avec le reste des participants.
[13] Ibid., p.4-5. « Les élèves de CM1 se situent à près de 0,4 écart-type sous la moyenne internationale, et ceux de 4e à un peu plus de 0,2 écart-type sous la moyenne »
[14] Présidence de la République française, commission d'experts sur l'exposition des enfants aux écrans, Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu, avril 2024.
[15] Santé publique France, Temps d’écran des enfants de 3 à 11 ans : un usage précoce, quotidien et marqué par les inégalités sociales, septembre 2025.
[16] Morning Consult, Half of Gen Alpha Is Streaming Video Daily, Including Those Under Age 4, mars 2024.
[17] Amnesty International, Poussé·e·s vers les ténèbres, 2023.
[18] Direction générale du Trésor, L’économie de l’attention à l’ère du numérique, Trésor-Eco, n° 369, septembre 2025.
[19] Daniel A. Lopez et al., The longitudinal association between reward processing and symptoms of video game addiction in the Adolescent Brain Cognitive Development Study, décembre 2024.
[20] Common Sense Media, AI Chatbots for Mental Health Support, novembre 2025.
[21] Nataliya Kosmyna et al., Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task, 2025.
[22] Drees, Le nombre d’adolescentes et de jeunes femmes hospitalisées pour tentatives de suicide et automutilations progresse à nouveau en 2024, juin 2025.
