Nos études

L'Apec analyse les grandes tendances de l’emploi cadre en matière de recrutements, de compétences et de trajectoires professionnelles

Nos résultats

L'Apec informe, conseille et accompagne les cadres, les jeunes diplômé·e·s et les entreprises

Accéder à apec.fr
Retour

Communiqué de presse

Télétravail : 94 % des entreprises envisagent de maintenir leur politique en 2026

Publié le

12

mars 2026

  • Partager

Alors que certains cas médiatisés de grandes entreprises ont pu donner l’impression d’un retour en arrière sur le télétravail, les ajustements à la baisse demeurent en réalité minoritaires. La nouvelle étude de l’Apec montre qu’une majorité des entreprises françaises sont toujours convaincues des bénéfices du télétravail.

« Les décisions médiatisées de quelques grandes entreprises de réduire le télétravail ont donné l’impression d’un retour en arrière. En réalité, cela ne concerne que très peu d'entreprises. Et pour la majorité des entreprises, réduire le télétravail présenterait aujourd’hui plus de risques que d’avantages, notamment en matière d’attractivité et de fidélisation des talents. Nous conduisons cette étude depuis 2023 et le résultat se confirme chaque année : près d’un cadre sur deux envisagerait de quitter son entreprise si un retour en arrière était imposé, signe que le télétravail et la flexibilité associée sont devenus un pilier de l’identité cadre »

Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec.

9 entreprises sur 10 n’ont pas fait évoluer leur politique de télétravail en 2025

En 2025, 89 % des entreprises n’ont pas modifié leur politique de télétravail, là où seulement 9 % des entreprises l’ont réduite ou supprimée. Au-delà de quelques cas très médiatisés de grandes entreprises françaises, ce sont surtout les TPE et PME qui ont restreint les possibilités de télétravail pour les cadres : respectivement 8 % et 10 % d’entre elles, contre 5 % des ETI et grandes entreprises.

La tendance devrait se poursuivre en 2026 : 94 % des entreprises n’envisagent aucune évolution de leur politique de télétravail dans les douze prochains mois. Cependant, les cadres anticipent une évolution des modalités de gestion du télétravail (structuration, délai de prévenance, outils de gestion) : 47 % anticipent que leur entreprise revoie les modalités en 2026, sans pour autant toucher au nombre de jours autorisés.
 

Des entreprises convaincues des bénéfices du télétravail, levier de qualité de vie et de performance pour les cadres

Les entreprises qui autorisent le télétravail en dressent un bilan largement positif : 67 % estiment que le télétravail exerce une influence positive sur la qualité de vie au travail et 45 % sur la productivité. Les ETI et grandes entreprises ont des convictions encore plus fortes : 87 % d’entre elles estiment qu’il permet de gagner en qualité de vie et 61 % en productivité. Seule une minorité y voit un effet négatif (9 % en moyenne, 1 % dans les ETI et grandes entreprises).

Les entreprises ont bien intégré ce que coûterait un retour en arrière : en cas de réduction des jours de télétravail, 38 % anticipent des difficultés à recruter, 33 % une baisse d’engagement et 23 % des départs.

Pour les cadres, le télétravail est devenu un pilier de l’identité cadre

Pour les cadres, l’attachement au télétravail reste fort : 74 % se déclareraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours autorisés, et 80 % si elle le supprimait. Dans ce dernier cas, près d’un cadre sur deux envisage même de changer d’employeur.

Au-delà du nombre de jours, c’est la flexibilité qui est en jeu : aujourd’hui, 61 % des cadres télétravailleurs peuvent ajuster leurs jours chaque semaine selon leurs missions, et 47 % le font sans validation managériale. Cette liberté d’organisation et cette flexibilité sont aujourd’hui citées comme un principal avantage du statut cadre (43 %), juste après l’intérêt des missions (51 %). Le télétravail n’est plus qu’un simple avantage : c’est devenu un pilier essentiel du statut cadre.

Dans une étude publiée en septembre 2025, l’Apec montrait également que pour soutenir la parentalité en entreprise, les cadres, qu’ils soient ou non parents d’enfants mineurs, plébiscitent avant tout des mesures de conciliation, en premier lieu la souplesse organisationnelle allouée notamment par le télétravail (49 %).
 

Restez informé·e

Études, partenariats, résultats… Retrouvez les dernières actualités de l’Apec dans notre newsletter.