Regard des cadres et employeurs sur le télétravail

En 2025, 1 entreprise sur 10 a réduit le nombre de jours de télétravail autorisés, un mouvement qui devrait se tasser en 2026
9% des entreprises indiquent avoir supprimé le télétravail ou diminué le nombre de jours de télétravail possibles pour les cadres de leur entreprise. Dans le détail, au-delà de quelques cas médiatisés de grandes entreprises revenant sur leur politique de télétravail, ce sont surtout des TPE et PME qui ont restreint les possibilités de télétravail (pour respectivement 8% et 10% d’entre elles, contre 5% pour les ETI/GE). En parallèle, 2% ont augmenté le nombre de jours autorisés, et surtout, 89% des entreprises n’ont pas changé leur politique de télétravail. Et elles sont encore plus nombreuses à envisager le statu quo pour l’année 2026 (94%).
Les entreprises toujours nombreuses à être convaincues des bénéfices du télétravail et des effets néfastes que pourrait avoir sa réduction
Les entreprises autorisant le télétravail restent convaincues qu’elles ont plus à y gagner qu’à y perdre en termes de productivité (45%) comme de qualité de vie au travail (67%), des convictions plus fortes encore chez les plus grandes entreprises (61% et 87%).
Les entreprises proposant du télétravail – et surtout les grandes structures – sont nombreuses à anticiper des effets délétères sur l’attractivité, la motivation et la rétention de leur cadres en cas de réduction du nombre de jours de télétravail : 38% estiment que cela générerait des difficultés à recruter, 33% une baisse d’engagement et 23% des départs de collaborateurs.
Les cadres seraient en effet en grande majorité mécontents si leur entreprise venait à réduire le nombre de jours de télétravail autorisés (74%) ou à le supprimer (80%). Dans ce dernier cas, près d’un cadre télétravailleur sur deux indique qu’il envisagerait de changer d’entreprise, un chiffre relativement stable depuis 2024.
L’évolution des modalités du télétravail inquiète les cadres même si elle n’est à l’ordre du jour que pour une petite minorité d’entreprises
Les cadres sont nombreux à anticiper une évolution des modalités de gestion du télétravail dans leur entreprise en 2026 (47%, dont seulement 13% certainement), indépendamment du nombre de jours autorisés. Ces évolutions pourraient affecter la flexibilité avec laquelle le télétravail est actuellement exercé par les cadres. 61% peuvent aujourd’hui changer de jours de télétravail chaque semaine (selon leurs missions et besoins) et 47% peuvent modifier leurs jours de télétravail en cas d’imprévu, sans nécessité de validation managériale.
Or cette liberté dans l’organisation de leur travail est un avantage essentiel aux yeux des cadres, un pilier identitaire désormais associé aux possibilités de travail hybride. Mais à ce stade, les entreprises sont peu nombreuses à envisager de réviser les modalités de télétravail au cours des douze prochains mois (13%).
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