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Communiqué de presse

Pour le troisième trimestre, les entreprises restent prudentes dans leurs intentions de recrutement

Publié le

25

août 2026

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L’Apec publie aujourd’hui son baromètre des intentions de recrutement et de mobilité des cadres pour le troisième trimestre 2026. Dans un environnement économique et géopolitique marqué par l’incertitude, les entreprises manquent de visibilité et restent prudentes : leurs intentions de recrutement de cadres sont au plus bas niveau observé ces dernières années. Côté cadres, les projets de mobilité à court terme sont en recul, mais se maintiennent à moyen terme.

« Les résultats de notre baromètre illustrent la prudence des entreprises dans leurs intentions de recrutement de cadres qui ralentissent, notamment dans les plus grandes structures. Une prudence partagée par les cadres qui reportent leurs projets de mobilité externe à court terme. En cause : un contexte incertain peu propice au changement d’entreprise. »

Annelore Coury, directrice générale de l’Apec.

Les entreprises reportent leurs décisions et anticipent difficilement leur activité

La crise énergétique engendrée par le conflit au Moyen-Orient a percuté l’économie française et replongé les acteurs économiques dans l’expectative. Les comportements de précaution sont privilégiés : épargne pour les ménages et report des dépenses d’investissement pour les entreprises.
La part des entreprises capables d’anticiper leur niveau d’activité s’est contractée sur un an, passant de 63 % à 56 %. La confiance dans l’évolution de leur carnet de commandes continue de se dégrader au troisième trimestre : 63 % se déclarent confiantes à ce sujet au troisième trimestre, soit 8 points de moins qu’un an auparavant. Cette perte de visibilité touche particulièrement les TPE et les PME, moins armées que les grandes entreprises pour amortir ce nouveau choc.

 

Ralentissement des intentions de recrutement pour le troisième trimestre

Ce climat d’incertitude pèse directement sur les projets d’embauche de cadres. Si les ETI et les grandes entreprises restent les plus nombreuses à prévoir une embauche, leur proportion tombe à 42 %, contre 48 % au trimestre précédent et  45 % un an plus tôt. Il s’agit du plus bas niveau enregistré pour ces structures depuis la création de cet indicateur en 2020.
Les intentions de recrutement dans les PME restent stables par rapport au deuxième trimestre : 12% envisagent de recruter au moins un cadre en juin 2026. Elles étaient 13% il y a un an. Du côté des TPE, cette part atteint 3% (+ 1 pt comparé au 2e trimestre, - 1 pt sur un an).
Les évolutions diffèrent selon les secteurs d’activité : les services à forte valeur ajoutée enregistrent le repli le plus marqué, avec 10 % d’intentions de recrutement au troisième trimestre 2026, en baisse de 4 points sur un an. 
Le secteur de l’industrie, porté par le dynamisme qui perdure dans certaines activités comme l’aéronautique et la construction navale, est à contre-courant de la tendance : 11 % des entreprises prévoient de recruter un cadre sur la période, soit 2 points de plus qu’un an auparavant.

 

61 % des entreprises anticipent des difficultés de recrutement

Le ralentissement des embauches de cadres s’accompagne d’un nouveau recul des difficultés de recrutement qui atteignent le niveau le plus bas observé au cours des cinq dernières années.
Les tensions n’ont toutefois pas disparu. Elles persistent dans les familles de métiers cadres à forte dimension technique et dans les bassins d’emploi éloignés des grandes métropoles, où certains profils et certaines compétences restent difficiles à trouver.

 

Plus exposés, les cadres reportent leurs projets de mobilité

Le contexte conjoncturel morose affecte aussi l’état d’esprit des cadres. Trois sur quatre se disent préoccupés par la situation économique du pays, soit 2 points de plus qu’un an auparavant. Ils sont 28 % à se sentir directement menacés par un risque de licenciement, contre 23 % il y a un an.
Cette crainte est particulièrement forte chez les moins de 35 ans : 38 % se sentent exposés, une proportion en hausse de 10 points sur un an.
Dans ce climat, changer d’entreprise apparaît plus risqué. Près d’un cadre sur deux (48 %, +2 points) considère qu’une mobilité externe constitue aujourd’hui une prise de risque qu’il n’est pas prêt à courir. 58 % estiment qu’il leur serait difficile de retrouver un emploi équivalent, soit 7 points de plus qu’il y a deux ans.
Les intentions de mobilité à trois mois reculent en conséquence : 13 % des cadres se projettent dans un changement d’entreprise, contre 15 % un an plus tôt. À douze mois, elles se maintiennent, malgré un léger recul, à 38 % (-1 point sur un an). Elles atteignent 56 % chez les cadres de moins de 35 ans. Les projets de mobilité semblent ainsi davantage différés qu’abandonnés.

 

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