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Regard des cadres sur le chômage

Publié le

14

avr. 2026

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Cette étude publiée par l'Apec et l'Unédic montre des cadres qui ne se sentent pas à l’abri du chômage et qui témoignent d'un attachement plus fort au modèle d’assurance chômage que les autres salariés du privé.

Reagrds des cadres sur le chomage.jpgLes cadres sont moins exposés au chômage que les autres salariés du privé mais ne se sentent pas pour autant à l’abri.

Dans le secteur privé, seulement 4,2% des cadres sont au chômage, un taux deux fois inférieur à celui des non-cadres (9,2%). Cet écart constitue une constante dans le temps qui se vérifie quelle que soit la classe d’âge. Et si la moitié des cadres ont déjà connu une expérience concrète du chômage en étant inscrit à France Travail, elle reste moins répandue que pour l’ensemble des salariés du privé (53% vs 66%).

Pour autant, les cadres ne se sentent pas à l’abri du chômage. Neuf sur dix estiment que tout cadre peut être confronté au chômage au cours de sa carrière. Plus révélateur encore : 24% d’entre eux jugent très probable de connaître une période de chômage dans les deux prochaines années, une proportion similaire à celle des autres salariés (23%). Au-delà du risque de chômage, les cadres s’inquiètent surtout de ne pas retrouver un emploi de qualité équivalente en cas de perte d’emploi
(61% d’entre eux), une crainte particulièrement marquée chez les 55 ans et plus (75%). Les inquiétudes des cadres portent également sur la durée du chômage. Pour la majorité des cadres, une période de chômage est difficile à justifier à partir d’une durée de 6 mois.

Les cadres considèrent davantage que les autres salariés que le chômage est une situation subie
Les cadres considèrent moins que les non-cadres que les difficultés des chômeurs à retrouver un emploi sont dues au fait qu’ils ne font pas de concession. Encore plus que les autres salariés du privé, les cadres perçoivent surtout le chômage comme une situation subie, due à des facteurs externes. Ils attribuent ainsi plus souvent son origine à la conjoncture économique (38% contre 19%) ou à la réticence des entreprises à embaucher (28% contre 17%).

A l’inverse, ils mettent moins en avant les explications individuelles, comme le montant des allocations versées aux demandeurs d’emploi (22% contre 30%) ou le manque de volonté des chômeurs pour travailler (31% contre 34%). Cette analyse globale se traduit par une plus grande bienveillance envers les demandeurs d’emploi : 78% des cadres estiment que leur quotidien est plus difficile que celui des actifs occupés (soit 15 points de plus que l’ensemble des salariés).

Les cadres sont plus attachés au modèle d’assurance chômage que les autres salariés
En cas de perte d’emploi, l’assurance chômage joue un véritable rôle d’amortisseur : 7 cadres sur 10 estiment qu’elle permet de diminuer l’inquiétude liée à un licenciement et qu’elle facilite les transitions professionnelles, des niveaux similaires à ceux de l’ensemble des salariés du privé.

Et même si tous les cadres n’ont pas une vision claire du fonctionnement de l’assurance chômage (notamment le système de
proportionnalité du salaire précédent seulement jusqu’à un certain seuil), 9 sur 10 s’estiment éligibles à l’assurance chômage en cas de perte d’emploi. Surtout, peut-être en raison de leur lecture systémique du chômage, 80% des cadres déclarent être attachés au système français d’assurance chômage, un niveau nettement plus élevé que pour l’ensemble des salariés du privé (57%).

 

 

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