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Inégalités femmes-hommes

Publié le

03

mars 2026

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Face aux inégalités salariales persistantes, les effets potentiels de la directive européenne restent à confirmer.

Les inégalités salariales ne se résorbent pas : en 2025, les hommes cadres gagnent en moyenne 16 % de plus que les femmes, un écart qui reste stable depuis plusieurs années. Cet écart s'explique en partie par une sous-représentation des femmes dans les fonctions les plus rémunératrices (production industrielle, finance, commerce, etc.). Cependant, même à profil équivalent, un écart de rémunération de 6,8 % persiste entre femmes et hommes cadres. 

Les femmes perçoivent clairement ces inégalités. Elles sont 40 % à estimer avoir moins de chances de réussite que leurs collègues masculins et 44 % à considérer devoir fournir plus d'effort pour obtenir une augmentation. Dans les faits, lorsqu'elles en font la demande, elles obtiennent moins souvent satisfaction que les hommes. 

La directive européenne sur la transparence salariale, qui devrait être transposée en droit français courant 2026, a pour objectif de garantir l'équité des mécanismes de rémunération. Elle répond à une forte attente chez les cadres : 43 % des hommes et 52 % des femmes jugent leur entreprise opaque sur le sujet des salaires. Néanmoins, les femmes cadres se sentent moins à l'aise à l'idée de mobiliser le droit à l'information prévu par la directive (40 % vs 32 % des hommes), ce qui risque d'amoindrir ses effets. De leur côté, seules 30 % des entreprises pensent que la directive permettra de réduire efficacement les inégalités de rémunérations.

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